Entretien avec Cédric Destrac, éducateur du club

Il passe la majorité de son temps dans les salles de nos villages, c'est à se demander si il y dort... Mais le connaissez-vous vraiment ?

Cédric nous fait partager son approche du basket-ball, son expérience d'entraîneur/joueur, ou encore sa vision sur le Basket Cap de Gascogne et le rôle qu'il y joue. Ce sera également, à la fin de l'entrevue, l'occasion de découvrir qui il est en dehors du terrain, avec une petite série de questions-réponses décomplexées...


FICHE D'IDENTITE

NOM Destrac

PRENOM Cédric

SURNOM Petit Tiot, La Dèche

AGE 28 ans

HABITE Le Vignau

 

PROFESSION Educateur sportif

 



CARRIERE

 

JOUEUR

Débuts à 8 ans au Basket Espoir Cazérien jusqu’en benjamins

Minimes 1ère année à Haut Mauco

Minimes 2ème année à l’entente ESMS–Saint Loubouer

Cadets 1ère année à l’EFCB

Cadets 2ème et 3ème année à l’ESMS

Séniors : ESMS (12ème année à L’ESMS au total)

  

 

 

ENTRAINEUR

Equipe 2 du LCB, durant 2 saisons

Educateur sportif (6ème saison pour l'ESMS)

Equipe 2 de l’ESMS, durant 3 saisons

Séniors Filles Coteaux du Luy, durant 1 saison

 

PALMARES

 

JOUEUR

Equipe des Landes Benjamins et Cadets

Champion d’Aquitaine et Vainqueur Coupe Fauthoux Minimes

Double Finaliste Championnat d’Aquitaine et finaliste coupe Fauthoux Cadets

Double Montée en Nationale 3

Double Finaliste Championnat Pré National

Demi-Finaliste Coupe des Landes et Coupe Sud-Ouest

Champion d’Honneur Aquitaine

Vainqueur de la Coupe Intermarché

 

ENTRAINEUR

Champion Série B Juniors Filles

Champion d’Aquitaine Benjamins

Finaliste Coupe Fauthoux Minimes



CEDRIC, L'EDUCATEUR

Comment t’est venue l’envie d’entraîner ?

C’est parti du fait de pouvoir entraîner mes copains d’enfance à Larrivière-Cazères pour passer plus de temps avec eux, même si j’étais assez jeune (19-20 ans). J’ai aussi eu la chance d’avoir eu de bons éducateurs dans ma jeunesse, de voir des choses différentes donc je me suis dit pourquoi pas tenter l’expérience. Cela s’est plutôt bien passé et l’opportunité offerte par L’ESMS de remplacer Yannick Lespiau s’est présentée alors que je venais de terminer mes études. J’ai accepté le challenge et je suis toujours là car je prends du plaisir à tenter de transmettre les quelques connaissances que je peux avoir sur le jeu aux enfants.

 

Quel est ton rôle au sein du Basket Cap de Gascogne ?

Ma principale mission est d’animer et d’encadrer les entraînements des différentes équipes de jeunes. La planification, l’organisation des entraînements et des rencontres du weekend sont également une tâche qui m’incombe. L’administratif et les tâches matérielles (réceptions d’après-match) liés à tout cela font aussi partie de mes responsabilités. De plus, j’interviens dans le cadre du temps Périscolaire dans les écoles et de l’Atelier basket mis en place au collège du Cap de Gascogne à St Sever. Enfin, les préparations pour les différents événements du club ou du BCG (tournois, AG, Soirées, Lotos) sont également au programme. 

 

Comment se passe une journée de travail ?

Hahaha, la fameuse question qui fait tant parler Damien Labadie et consorts. Pour entretenir la légende et les déclarations de ce dernier, je vais répondre que je ne fais rien de mes journées… Plus sérieusement, cela dépend des jours. Mais généralement, le matin est plutôt dédié à l’administratif ou aux courses, et l’après-midi et les fins de soirée à l’animation et encadrement des TAP ou des entraînements.

Comment fonctionnez-vous avec les 4 éducateurs de la Coopération Territoriale ?

Au début de l’année, nous établissons le planning des entraînements des 29 équipes engagées, ce qui représente plus de 250 enfants. Le but étant de solliciter le moins possible les coachs des équipes, tout en faisant en sorte que chaque enfant du BCG ait la possibilité de s’entraîner deux fois par semaine. Pour cela, nous avons fait l’acquisition d’une tour à 4 paniers qui nous permet de réaliser un entraînement commun par catégorie et qui permet aux éducateurs, mais aussi à certains responsables d’équipes qui le peuvent, d’intervenir et d’échanger entre eux.

Une fois le planning établi, Benjamin, Bastien, Léo et moi nous répartissons les entraînements à couvrir en fonction de nos emplois du temps respectifs et des salles dont nous avons la responsabilité. L’après-midi du mercredi est important puisqu’il nous permet de nous retrouver et d’échanger sur les résultats du week-end et l’évolution des enfants.

 

Quels est la politique basket mise en place au sein des équipes de BCG ?

Le BCG est né pour répondre à un besoin, car les clubs membres avaient du mal à constituer des équipes de jeunes pour chaque catégorie sur notre territoire. Grâce à l’initiative de Gilles Sabatou et Chantal Brèthes (présidente BCG), cela est maintenant possible et nous pouvons proposer à chaque enfant du Cap de Gascogne de pratiquer son sport favori quelle que soit son niveau, ce qui est pour moi une priorité. Nous essayons de faire en sorte que les enfants aient un socle de connaissances commun grâce aux entraînements de la tour, où ils apprennent et développent les fondamentaux individuels nécessaires à la pratique du basket. Sur l’autre séance, nous tentons d’enseigner les principes collectifs du jeu en donnant priorité à l’agressivité défensive, au jeu rapide le tout en essayant d’impliquer tout le monde pour être capable de s’échanger la balle.

 

Comment vois-tu l’avenir du BCG ?

Je le vois radieux. Cela fait la 5ème saison où nous travaillons ensemble. Chaque année, on essaie de progresser dans tous les domaines que ce soit dans le sportif, l’administratif, la communication. On a franchi un palier l’an dernier en créant l’association. Cette saison, chaque enfant a le même maillot, une boutique a été ouverte : c’est très important pour créer une identité commune. En terme de résultats, les benjamins ont ouvert la voie il y a deux ans en devenant champions d’Aquitaine. L’an dernier, les Minimes Filles et les Cadettes étaient en 1/2 finale Région. Et l'on constate que nos équipes soit disant plus faibles gagnent de plus en plus de rencontres. Il faut continuer et ne pas se relâcher car on possède encore une marge de progression, notamment dans la formation de nos jeunes coachs que nous devons inciter à passer les diplômes d’entraîneur pour acquérir des connaissances. 

 

Quelles équipes vois-tu remporter le titre en fin d’année ?

C’est une question piège car je n’ai pas envie de porter la poisse…

Cette année, pas mal d’équipes du BCG ont leurs chances. Je vois bien : les U17M 1, les U17F 1 en Coupe Grouhm, les U15M 1, les U15F 1, les U13M 1, les U11M 1...

Verdict en fin de saison !

Quelle est ta philosophie de jeu ?

Je suis plutôt un adepte du « il faut marquer un point de plus que l’adversaire ». Pour cela, je compte sur une défense agressive quitte à prendre des risques sur des défenses tout terrain, pour ensuite trouver des solutions sur du jeu rapide avec des surnombres à jouer ou du jeu de transition, en profitant au maximum de la désorganisation de la défense adverse, quitte à shooter rapidement et prendre des risques sur des tirs extérieurs. Pour cela, il faut disposer de 10 joueurs car le but est de mettre une grosse intensité durant toute la partie.

 

Quelles sont tes ambitions en tant que coach ?

J’espère aider le maximum d’enfants et d’équipes à progresser, pour qu’ils arrivent à gagner quelque chose (un coupe, un titre...), afin que parents et enfants puissent partager quelque chose ensemble et que cela fasse partie de leurs bons souvenirs. Je pense que c’est l’essence même d’un sport collectif. Sur un plan plus personnel, pourquoi pas entrainer à la fin de ma carrière de joueur une équipe en Pré Nationale ou en Nationale 3.

 


CEDRIC, LE JOUEUR

Peux-tu nous décrire ton style de jeu (pt fort/pt faible) ?

La puissance physique et le tir à 3 points sont les grands atouts de mon jeu, ou pas !!! Plus sérieusement, la vitesse, une bonne technique de dribble alliée à une lecture de jeu correcte m’ont permis de développer un jeu en percussion permettant de créer des décalages pour mes coéquipiers. Concernant les points faibles, mon physique de gringalet et l’irrégularité dont je fais preuve derrière la ligne à 3 points sont les gros handicaps de mon jeu.

 

Comment fais-tu pour diriger le jeu de l’équipe fanion ?

C’est très simple : tous les soirs avant de me coucher, je m’entraîne devant le miroir a annoncer Short, Spéciale, Main, Main Basse, Corne, Transi, Pouce, 2 et Poing… La course arrière est très importante aussi pour anticiper le repli défensif car on sait qu’après une passe aux Brothers Gayon, à Stephen Pasquet Curry ou encore à Klay Sabatou Thompson, les chances de revoir la balle sont quasiment nulles…

 

Quelle est la force majeure de cette équipe ?

L’axe 1-5 Destrac-Barrouillet sans aucun doute !!! Ils pourraient jouer ensemble les yeux fermés… Plus sérieusement, je pense que le danger peut venir de partout et c’est un atout non négligeable. L’équipe est équilibrée contrairement aux deux dernières saisons et le mélange entre les joueurs d’expérience, ayant évolué à des niveaux supérieurs, et le socle des joueurs présents depuis longtemps au club est une force nouvelle.

 

Quel est l’objectif de cette fin d’année ?

Faire en sorte de franchir le plus de fois possible la barre des 100 points pour avoir de nombreux desserts lors des repas d’après entraînement du jeudi soir (quand un joueur marque le 100ème ou prend une faute technique, il est chargé du dessert pour le jeudi suivant, ndlr). On a frôlé cet exploit samedi dernier à Val D’Albret mais ce n’est que partie remise.

 

Quel est ton meilleur souvenir ? Quelle équipe t'as marqué ?

Les bons souvenirs sont nombreux :

- le doublé Championnat d’Aquitaine-Coupe Fauthoux en Minimes avec mes compères de la génération 87 (Jérémy Gayon, Tom Darricau, Max Brèthes)

- les montées en Nationale 3 (surtout la 1ère car c’était ma première année séniors avec l’insouciance qui va avec et un super groupe)

- le doublé Championnat Honneur Aquitaine-Coupe Intermarché en équipe 2, avec un groupe composé d’anciens combattants (Lionel Devismes, David Froger, Denis Brèthes, Papy Haudebault) et de jeunes que j’ai entraîné (les 93, Jérémy Daugreilh et Cyril Cazaubon ou encore Damien Labadie)

- sans oublier les retours après les lourdes défaites à l’extérieur avec au volant notre président de toujours, Paluche, que j’aimais bien taquiner pour lui remonter le moral…

 

Et ton pire souvenir ?

Sans aucun doute, les deux finales perdues en Cadets dans les arènes de Pomarez… Il y a encore en moi un sentiment d’inachevé quand on évoque ces deux événements.

 

Vu ton palmarès, est ce que tu pourrais nous donner un conseil pour garder son sang froid en fin de match ?

Comme dirait le grand poète Laurent Destribois : « La pression, il vaut mieux la boire après le match que la subir pendant ! » Cette devise fut le fil conducteur de ma carrière. Alors je tenais à le remercier pour m’avoir montré le chemin…

 


CEDRIC, L'HOMME

Ce à quoi tu passes ton temps lors d’une journée sans basket? Dormir, c’est très important. Regarder quelques séries TV, lire le journal L’Equipe, aller boire un verre chez Dabel avec Carca (amis d’enfance)

Autres sports ? J’adore tous les sports collectifs et il est prévu que je finisse ma carrière au foot à l’US Hontanx en tant que défenseur central de la réserve. Sinon, j’aurai adoré pratiquer le tennis. D’ailleurs, sans me vanter, j’ai remporté le tournoi de l’ESMS l’été dernier même si la concurrence était quelque peu faiblotte… Je dis ça, je dis rien

Rituel d’avant match (joueur, coach) ? Joueur : manger des crocos Haribo sucrés ; Coach : à l’époque, faire un bisou sur le crâne de Laurent Destribois

De qui avait-tu le poster dans ta chambre ? Michael Jordan, Sarunas Jasikevicius et … les World Aparts (Génération Boys Band quand tu nous tiens)

Ton modèle sportif ? Michael Jordan (pas très original), Roger Federer (la classe incarnée), Stephen Curry (le modèle en terme de fondamentaux individuels)

Un rêve à réaliser ? Gagner la Coupe des Landes en tant que joueur et en tant que coach (il va falloir se dépêcher…). Gagner à l’Euromillions, mais il vaudrait mieux que je déménage selon David Pasquet si ça arrive…

Un voyage inoubliable ? Voyage à Prague pour le nouvel an 2016 avec mes amis d’enfance : Tout ce qui se passe à Prague reste à Prague !

L’objet auquel tu tiens le plus ? Le Foulard du BEC (Basket Espoir Cazérien)

Un don caché ? Mes talents de chasseur, de pêcheur et mes talents culinaires…. OU PAS !

Un souhait de cadeau d’anniversaire ? Une plaquette-board personnalisée aux couleurs du BCG (je lance des appels à ma sœur pour obtenir l’objet en question)

3 personnes avec lesquelles tu ferais le tour du monde ? Ils ne seraient pas trois mais quatre : Dabel, Carca, Pipe et Mimi (ils se reconnaîtront)

Ton type de femme? Celles qui veulent de moi, ça sera déjà pas mal !

Nombre de bringues dans l’année ? Ce nombre peut osciller selon les années. Etant d’un naturel fêtard, je dirais entre 50 et 80 bringues. Il y a 52 semaines dans l’année donc 52 samedi soir, plus les fêtes durant l’été, en fait ça fait pas mal…

Vu ta faculté à avoir toujours plusieurs verres dans les mains en soirée et, du coup, à en renverser, n’aurais-tu pas un lien de parenté avec Yéyé ? Ahaha : encore une légende urbaine !!! Il faudra que je me penche sur mon arbre généalogique mais peut être pourrais-je y trouver des choses surprenantes…

D’où te viens cette passion pour le déguisement ? Etant salarié du club et faisant mon travail extrêmement professionnellement, je suis obligé de montrer l’exemple lors des grandes soirées déguisées de l’ESMS. Certes, il y a eu quelques ratés (le couteau ne fut pas ma meilleure idée) mais dans l’ensemble on peut dire que j’ai remporté à plusieurs reprises le prix du meilleur déguisement de la soirée. La preuve en images :


Merci Cédric pour ta disponibilité, et bonne chance pour la fin de saison !