Un après-midi avec Kévin SABATOU & Anthony SEBIE

Samedi 20 Décembre 2014. J'ai la chance de pouvoir partager une heure avec 2 joueurs de l'équipe 1, formés au club, génération 89' 90'. Le temps de partager plusieurs sujets autour de l'ESMS.

Rendez-vous à Montsoué chez les SABATOU !

On y est ! C'est le début des vacances de Noël chez les parents. Je me dis aussi que ce serait l'occasion de profiter de ma présence dans les Landes pour obtenir une interview différente, en face à face, qui change de celles que j'ai pu faire à distance jusqu'à présent. C'est la fin de l'année, c'est le bon moment pour faire un bilan de mi-saison de l'équipe 1 avec deux jeunes joueurs : Kévin SABATOU et Anthony SEBIE. Pourquoi ce duo ? Parce qu'ils sont aussi coaches au club, parce qu'ils ont été formé au club, parce qu'ils ont connu ensemble deux finales à Pomarez (en tant que cadets et entraîneurs des benjamins).

Je les contacte une semaine auparavant, le rendez-vous est pris : 13:00 chez Kévin, Antho nous rejoindra à 13:30.

Kévin : "Jeune, ce qui m'intéressait, c'était de mettre le ballon dans le panier !"

Thomas LABADIE : Bonjour Kévin. Merci de m’accueillir chez toi. Je te propose de commencer notre entretien en dressant ton portrait chinois.

 

Kévin SABATOU :
Si tu étais un animal : le suricate

Une chanson : la boulette (de Mélanie Georgiades allias DIAMS)

Un métier : le métier de Cédric DESTRAC (éducateur sportif à l’ESMS)

Un personnage célèbre (réel ou fictif) : Nicolas NOUGARO

Une ville : Bidarray

Une marque : John Deere

Un chiffre : 28612 (mon salaire)

Un mois : Novembre (pour la bécasse)

Un objet : un haltère

Un sport : le bodybuilding

 

TL : Je te propose maintenant de revenir sur ta carrière de manière chronologique. Revenons sur ton parcours chez les jeunes. Comment es-tu tombé dans l’univers du basket ?

 

KS : J’ai commencé parce qu’à Montsoué, il n'y avait que le basket ! J’ai été un peu obligé mais j’y ai pris goût. En plus j’étais avec mes copains d’école, le cadre parfait !

 

TL : A titre individuel, durant ta formation, qu’as-tu travaillé en priorité ?

 

KS : Quand j’étais jeune, je ne focalisais pas sur mes défauts ou mes qualités. Ceci dit, j’ai toujours aimé l’attaque contrairement à la défense comme tout le monde le sait ! Ce qui m’intéressait c’était de mettre le ballon dans le panier. Point barre !

 

TL : Du coup, tu as beaucoup bossé ton shoot !

 

KS : Bien sûr, à la maison j’avais un panneau à l’extérieur, je me suis énormément entraîné. Si mon frère avait shooté autant, il serait plus adroit que ça ! (Il rit)

 

TL : Le travail sur la technique, le physique est venu bien plus tard.

 

KS : C’est plutôt en séniors effectivement que je me suis perfectionné. En cadets, j’ai travaillé mes aptitudes individuelles, notamment le shoot, le rythme etc… Etant plus petit que les autres, il fallait que je compense par l’adresse, la vitesse, jouer un peu plus avec la tête !

 

TL : Passé une dizaine d’année, tu as intégré quelques équipes de sélections départementales. Quel fut ton parcours ?

 

KS : En benjamins, j’étais en équipe des Landes. C’est là où j’ai appris le basket à Rémi LESCA ! C’était Laurent BEAUMES qui s’occupait de nous. Par la suite, je n’ai plus été retenu une seule fois. J’étais le 9ème ou 10ème de l’équipe, toujours à la limite d’être pris. Je ne prenais pas beaucoup de plaisir sur le terrain et le coach me faisait peur à l’époque !

 

TL : Ah c’est dommage car tu le retrouves en 2010 à la tête de l’équipe 1 de l’ESMS !

 

KS : Non franchement tout c’est bien passé quand il est arrivé ici. C’est vraiment le meilleur entraîneur que j'ai eu jusqu'à présent en séniors, un excellent tacticien.


Kévin : "Olivier LEGLISE, Nicolas GAYON sont plus mes modèles que Mickaël JORDAN, au niveau inatteignable"

TL : Beaucoup de personnes ont compté dans ta formation. Lesquelles ?

 

KS : Alors mon père, Gilles, a été mon premier entraîneur et j’ai joué mon premier match à Horsarrieu je m’en souviens encore ! Ensuite, j’ai eu Magali LEMAN, ma première éducatrice puis Franck RUBIO. En minimes 2ème année, c’était de nouveau mon père le coach et nous avons remporté le championnat départemental Série A, ainsi que le titre de champion de France de la Mie Caline, plus gros palmarès du club ! Rares sont les personnes au club à avoir remporté un titre national (Rires). C’est ma plus belle année à l’ESMS, c’est là où j’ai rencontré ma bande de copains. On avait fait venir Romain DUCASSE, Romain LALANNE. C’est la saison dont je me souviens le plus. Puis en cadets, j’ai eu Yannick LESPIAUCQ qui nous a amené à Pomarez (en 2007).

 

TL : Tu évoquais ton père. A-t-il beaucoup compté dans ta progression ?

 

KS : Bien sûr ! C’est celui qui m’a le plus conseillé, le plus appris. Les entraînements à la salle, c’était une chose. Mais c'est devant chez moi, sur le goudron, que j’ai intégré sans relâche les fondamentaux de ce sport.

 

TL : Aujourd’hui encore, il t’aide à appréhender, analyser tes matchs ?

 

KS : Evidemment. Le dimanche midi, lors des repas de famille, il me détaille « tu as fait ci, tu as ça.. ». Parfois ça m’énerve, mais bon j’écoute ses remarques !

 

TL : Globalement, tu fais partie d’une famille de grands sportifs !

 

KS : Oui, j’ai mes oncles qui ont tous joué au basket, à Lacrabe et qui me boostent beaucoup. J’ai surtout ma cousine, Valentine SABATOU, qui fait de la gymnastique artistique, à l’INSEP. Elle devait participer aux Jeux Olympiques de Londres 2012 mais elle s’est blessée deux jours avant ! Ca reste son plus grand regret. Il y a six mois, elle s’est rompu le talon d’Achille mais elle travaille beaucoup pour se qualifier à ceux de Rio de Janeiro en 2016.

 

TL : Quels sont tes joueurs de référence, tout sports confondus ?

 

KS : Je ne regarde pas beaucoup le sport à la télé. Je n’ai jamais trop eu d’idoles. Si ce n’est des joueurs du coin. Olivier LEGLISE, Nicolas GAYON, ce sont plus des joueurs de ce type qui me font rêver, plus qu’un Mickaël JORDAN au niveau inatteignable. J’ajoute aussi Nicolas NOUGARO qui me transcende chaque fois qu’il joue !!

 

TL : Où travailles-tu aujourd’hui ?

 

KS : Je travaille dans un bureau d’études à Grenade-sur-l’Adour chez BERNADET CONSTRUCTION. Je chiffre tous les appels d’offre qui sortent sur le rayon régional en Aquitaine. Avant ça, j’ai fait un BTS à Cantau (Anglet) puis une année de fac à Bordeaux où je n’ai pas bossé mais j’ai rencontré pas mal de potes, notamment VINUALEZ qui jouait à Tresses (NM3). Ensuite, j’ai une année de licence pro à Bordeaux. Je finissais mon année le mercredi et le lundi suivant j’étais embauché chez BERNADET ! Je suis très bien à Grenade, pas loin du domicile, parfait pour rentrer manger le midi !

 

TL : Dans le cadre de tes études, tu es parti quelques mois en Espagne...

 

KS : Tout à fait, à Pampelune. C’était un stage encadré par le BTS, il choisissait le lieu du stage. Je me retrouve là-bas, à trois heures de route. Je suis parti dernier de la classe en espagnol, l’année d’après j’étais premier !

 

TL : Cette expérience ne t’a pas donné envie de partir à l’étranger ?

 

KS : C’est quelque chose qui m’aurait plu, mais à partir du moment où j’ai trouvé un travail ici, qui plus est dans le domaine que je cherchais, j’ai abandonné cette idée ! Mais en vacances, à la limite, pourquoi pas !

 

Kévin, Equipe 1 : "Les mécanismes ne sont pas encore rodés"

TL : Passons à l’actualité sportive de ton équipe ! Je vais te montrer cette vidéo, tu vas me dire ce que t’en penses !

 

KS : C’est tout moi ça ! Cette action me qualifie parfaitement !

 

TL : A titre individuel, effectivement tu peux être une gâchette infernale, marquer des paniers incroyables ! Mais collectivement, cette action n’est-elle pas symptomatique de la première partie de saison ? A savoir des difficultés à procurer un jeu fluide, de trouver facilement les intérieurs, d’avoir une bonne adresse régulière derrière la ligne des 3 points ?

 

KS : Oui tout à fait. Des paniers de raccrocs comme celui-ci, on en a mis souvent ! Mais bon tout le monde voit qu’il n’y a pas une osmose complète dans le groupe, on ne se connaît pas assez. La moitié de l’équipe a changé depuis deux ans, les mécanismes ne sont pas bien rodés. On doit encore s’adapter à la manière de jouer, de se placer des nouveaux joueurs pour proposer un jeu fluide. Ce problème n’existait pas à l’époque où l’équipe 1 est montée de Promotion Aquitaine en Nationale III (années 2005), lorsqu’il y avait David FROGER, Denis BRETHES, Nicolas BERNEDE… Ils sont restés plusieurs années au club, ça facilite la cohésion. Nous, c’est ce qu’on n’a pas : arriver à conserver un groupe sur la durée.

 

TL : Ces dernières années, c’est surtout dans le secteur intérieur que l’effectif tourne.

 

KS : Oui voilà, il change constamment ! Au club, il n’y a pas de grands donc évidemment il faut les chercher ailleurs. Après il faut bien identifier de quoi on a besoin. D’un type capable de scorer mais ne défend pas, l’inverse… Ceci dit, sur le terrain, chacun doit assumer son rôle. Les meneurs doivent surtout faire des passes aux ailiers, les intérieurs doivent prendre les rebonds offensifs pour ressortir vers les ailiers !! (Rires). Je plaisante bien sûr mais chacun doit être sérieux à son poste et dans l’approche des rencontres. Certes, on est mieux armé physiquement que la plupart des équipes de la poule. Les adversaires plus faibles sur le papier nous prennent au sérieux, veulent nous battre. Nous, parfois, on pense les avoir battus avant de jouer le match ! Sauf qu’on a de mauvaises surprises à la fin !

 

TL : Peux-tu nous en dire plus sur la nouvelle recrue, Grégory SAINT-AMAND ?

 

KS : Il est canadien, il a joué en Pro B Suisse. Nous n’avons fait que deux entraînements ensemble car la semaine dernière (du 15 au 20 Décembre), il était blessé. Il a fait un bon premier match contre Mérignac, il a apporté de la vivacité dessous. Au niveau du caractère, c’est un bon vivant, il aime bien déconner, il commence à s’intégrer dans le club petit à petit. J’espère vraiment qu’il nous amènera un peu pour aller chercher tous ensemble le maintien le plus vite possible.

 

TL : Vous allez avoir un calendrier plutôt favorable pour les matchs retours ?

 

KS : Il faudra surtout remporter notre prochain match, face à Tresses, à la maison. Puis gagner La Rochelle et Cugnaux. Ce serait très difficile d’aller chercher des succès à l’extérieur, comme on se déplace chez tous les premiers. Donc oui, le calendrier est favorable si on ne se trompe pas. Il faudra gagner les matchs chez nous, sous peine de se compliquer la vie. Se mettre à l’abri avant le tout dernier match couperet à Mérignac ! Cela dit, on aime bien jouer notre survie sur l’ultime rencontre : il y a 3 ans face à Malaussanne, l’an dernier à Monségur !

 

Anthony SEBIE nous rejoint, à 13 :30, après avoir digéré son repas et nous dresse lui aussi son portrait chinois.

 

Anthony : "La finale cadets 2007 à Pomarez, le match le plus stressant !"

Anthony, si tu étais un animal : Un aigle

Une chanson : Van Halen – Jump

Un métier : prof EPS

Un personnage célèbre (réel ou fictif) : Nabilla

Une ville : Mauries

Une marque : Ferrero Rocher

Un chiffre : 6

Un mois : Octobre

Un objet : télécommande

Un sport : bobsleig

 

TL : Maintenant que tu es là Antho, nous allons parler de vos années cadets. Je vais te montrer une vidéo.

 

AS : Ouf ! C’était en cadet contre le Stade Montois en demi-finale région 2007. C’était le match aller, non ? (Kévin acquiesce).

 

TL : C’était la dernière seconde du match aller, tu avais là le lancer-franc de la victoire. Est-ce que c’était un des moments les plus stressants de ta carrière de basketteur ?

 

AS : C’était la finale à Pomarez le plus stressant. Rencontre qu’on a complètement manqué. On mène de 8 points à la mi-temps, puis on s’effondre en seconde contre Espoir Chalosse II. On n’était pas habitué à ce genre de rencontre, il y avait beaucoup de monde. On en a longtemps parlé de la finale à Pomarez mais lorsque tu es sur le terrain, ce n’est pas la même chose !

 

TL : Malgré l’échec, cette finale restera-t-elle un moment marquant ?

 

KS : Ca reste tout d’abord un excellent souvenir, on s’en souviendra toute notre vie.

AS : C’était aussi le fait d’arriver en finale avec les copains.

KS : C’est depuis ce moment-là avec Antho qu’on est inséparable ! On joue ensemble, on coache ensemble, on fait les soirées ensemble même s’il me perd les clefs de voiture (rires) ! Avec les autres, on s’est un peu perdu de vue, il n’y a plus qu’Antho et moi qui jouons au club. AS : Ils sont partis pour des raisons personnelles mais on reste quand même en contact avec les autres.

 

TL : Selon vous, faut-il jouer une finale à Pomarez pour avoir sa place en équipe 1 à l’ESMS ?!

 

KS : Si on est arrivé en première, c’est grâce à une excellente formation des jeunes au sein du club. Le club a su construire des équipes autour de joueurs forts comme Nicolas GAYON, Lionel DEVISMES, la génération d’Antho et moi. Les leaders de ces équipes sont montés automatiquement en première.

AS : Effectivement, on en est là car on a évolué dans de bonnes équipes de jeunes.

 

Leur rôle de coach

TL : En plus d’être joueurs, vous êtes coachs au club depuis 3 ans. Vous avez commencé par les poussins, aujourd’hui vous avez pris en main les minimes. Qu’est ce qui vous a motivé à entraîner des équipes de jeunes ?

 

KS : C’est mon père qui m’a proposé de prendre en main une équipe. Mais comme je ne voulais pas faire ça tout seul, j’ai proposé à Antho. On s’entend très bien et puis on est complémentaire !

 

TL : Quelle est votre objectif en tant que coach ?

 

AS : D’abord que les jeunes s’amusent, qu’ils prennent du plaisir.

KS : Il faut aussi s’adapter à l’équipe. L’an dernier avec les benjamins, on avait une équipe pour faire de la compétition avoir le titre à Pomarez au bout. Cette année, les résultats comptent moins, ces jeunes sont montés en minimes, on veut les faire progresser et faire en sorte qu’ils continuent à s’amuser.

 

TL : Vous ne faites que coacher, ne les entraînez-vous pas la semaine ?

 

AS : Si, on gère un entraînement le mardi soir, Cédric DESTRAC assure la séance de vendredi soir.

 

TL : Le groupe des benjamins champion d’Aquitaine, aujourd’hui en minimes première année est-il toujours le même ?

 

AS : La base est restée, mais il nous manque le meilleur Alexandre DARRIEUTORT, parti à l’Elan Béarnais Pau Nord-Est, ainsi que le petit PERROTTO, venu juste un an pour repartir à Samadet. On a 2 nouveaux jeunes qui viennent d’Audignon.

 

TL : Comment se fait-il qu’on n’ait pas réussi à conserver Alexandre DARRIEUTORT, espoir prometteur du club ?

 

KS : On était à deux doigts de le conserver ! On a tenté de constituer une équipe avec tous les meilleurs jeunes des landes.

AS : A savoir, essayer de reproduire ce qui avait été fait les années passées !

KS : Mais bon, nous ne pouvions pas rivaliser avec Pau, ils ont vendu du rêve à Alex, en lui montrant le Palais des Sports, le centre de formation ! Ca change de suite la donne. Il veut tenter sa chance pour devenir professionnel, tout en restant humble, c’est un bon gars. Mais depuis qu’il est parti, les autres prennent plus de responsabilités, nous avons encore un bon groupe.

 

TL : Justement jusqu’où peut aller ce groupe ?

 

AS : Cette année ils peuvent atteindre les phases finales de la Série A Département. J’espère qu’on ira au moins en quarts. Ils seront meilleurs l’an prochain car ils seront tous pratiquement deuxième année.

KS : Dans les années à venir, il faudra essayer de se renforcer avec des grands, de bâtir autour des leaders comme Simon BRUNEL.

 

TL : A terme, ils seront amenés à vous remplacer en équipe 1 ! C’est aussi une des priorités du club de pérenniser le groupe avec des noyaux durs issus du club.

 

KS : Il faudra y penser car nous ne sommes pas éternels non plus !

AS : Ca fait maintenant 4 ans qu’aucun jeune formé au club accède en équipe 1. Dans l’idéal il en faudrait un par an, un ou deux par génération.

KS : Cette année en cadets, il y en a un ou deux qui ont le potentiel. Cédric DESTRAC fait en sorte de les préparer au mieux pour déjà intégrer l’équipe 2 en Promo. Après ils n’auront pas le niveau Nationale III avant trois, quatre ans et il faudra à ce moment-là leur donner leur chance.

 

TL : Mais est-ce que le niveau en Nationale III, plus fort que lorsque vous l’avez découvert, ne freine pas l’intégration des jeunes dans l’effectif ?

 

KS : Non, quand tu vois qu’à HDC, le jeune LAMARQUE est le 2ème meneur, l’intégration des joueurs formés au club est possible ! Il n’y a pas besoin d’avoir 10 stars dans l’équipe pour jouer en Nationale III. Cette année on a donné sa chance à Maxime NOIZAT qui a joué lors du premier match contre Hagetmau Doazit, on a gagné de 35 points !

AS : Il faut leur donner leur chance pour qu’ils prennent confiance.

KS : On croît beaucoup en tout cas à nos jeunes minimes.

 

Les questions des internautes !

Cédric DUCOURNEAU : « Kévin, quel est ton secret pour être si bon défenseur ? »

 

KS : Je dévoilerai ce secret lorsque tu te seras acheté un genou et une nouvelle main ! J’ai toujours eu la réputation d’être un très bon défenseur (ironie), tout le monde me chambre avec ça. Quand je n’ai pas le ballon dans les mains, ça m’énerve !

 

Cédric DUCOURNEAU : « Antho, penses-tu être capable de shooter autant que Kévin sur un match ? »

 

AS : (Rires) Si on me fait les passes pour pouvoir shooter…

KS : … c’est toi le meneur ! Tu as le ballon au départ, tu te débrouilles !

AS : Sur un match peut-être, mais sur une saison, impossible !

 

Cédric DUCOURNEAU : « Question pour vous deux : Ne regrettez-vous pas de ne pas jouer avec Nicolas NOUGARO, figure emblématique du club ? »

 

KS : Pour ma part, c’est un des plus grands regrets de ma carrière, je n’arrive pas à en dormir !

AS : Mais non, on a joué une fois avec lui à Limoges ! Pour moi, le rêve a été exaucé !

 

Cédric DESTRAC : « Lequel d’entre vous est le plus doué sur le dancefloor ? »

 

(Rires) AS : Ouf, on ne se fait pas grand mal sur ce terrain-là !

KS : Dis lui qu’on fait un battle à la prochaine soirée avec Antho et le public jugera.

AS : Attention, ce ne sera pas filmé !

 

Nicolas NOUGARO : « Antho, quel sentiment éprouveras-tu lorsque tu affronteras ton frère l’an prochain en Pré-Nationale ?! »

 

AS : Ca n’arrivera pas ! Mais si c’est le cas, j’éprouverai de la fierté, il faudra à tout prix que je gagne. On a d’ailleurs déjà joué l’un contre l’autre.

TL : D’ailleurs envisages-tu de jouer un jour avec lui ?

AS : Non je ne l’envisage pas car il restera à Elan Tursan, moi je pense que je resterai ici. Ce n’est pas envisageable aujourd’hui.

 

Nicolas NOUGARO : « Envisages-tu de jouer un jour avec ton frère ? »

 

KS : On a déjà joué ensemble une fois en équipe 2, son premier match avec les séniors. Sinon il va falloir qu’il se mette au niveau pour qu’on soit plus souvent dans la même équipe !

 

Thomas DARRICAU : « Antho, pourras-tu arbitrer le match des filles entre ESMS et Saint-Cricq pour faire gagner les vertes et blanches ? » (NB : La copine d’Antho joue à St Cricq Chalosse)

 

AS : Arbitrer avec plaisir, mais sans encouragements ! Je soutiendrai Amélie !

 

Thomas DARRICAU : « Avez-vous des rituels d’avant-match ? »

 

KS : Pour moi, une fiole d’armagnac avant chaque match ! Ensuite, je mets la chaussette gauche avant la chaussette droite. Rien de spécial pour moi !

 

AS : Pas de rituels non plus pour moi !

 

TL : Dernière question les gars, que peut-on vous souhaiter pour 2015 ?

 

KS : Une coupe des Landes, une coupe Sud Ouest et une montée en Nationale II.

AS : Oui et prendre du plaisir sur le terrain !

 

TL : Bonne année à vous deux, merci pour ce moment les gars !

 

Avez-vous apprécié cette interview ? Retrouvez ici celle de Nicolas NOUGARO !